| |
Un
nouveau départ
Après
un apprentissage discret chez les professionnels, Sébastien
Joly s’est illustré en 2003. Les yeux tournés
vers l’avenir, le jeune homme de 24ans veut franchir un pallier
supplémentaire avec sa nouvelle équipe Crédit
Agricole.
La
victoire à l’arrachée sur la Route Adélie
du coureur cycliste professionnel Sébastien Joly restera
l’une des images fortes de la saison sportive 2003. En effet,
le jeune Saint-Vallierois s’imposa, seul face au peloton lancé
à ses trousses à folle allure. Plein de détermination
et de hargne, Sébastien Joly s’imposait et concrétisait
ainsi un début de saison réussit. Il faut dire qu’il
avait démarré pied au plancher. Laissé de côté
l’année précédente par les dirigeants
de Bonjour, employé tardivement chez Jean Delatour, Sébastien
avait à cœur de prouver sa valeur. Il concède
que cela lui a mis « un grand coup de pied aux fesses »
et l’a encore plus motivé pour la saison 2003. Les
choses remises dans l’ordre (une nouvelle position sur sa
machine avec l’ergonome Armel André,…), Sébastien
réussissait un beau début de saison avec un Paris-Nice
où la victoire lui échappait pour quelques mètres
dans la première étape et au terme duquel il se classait
38ième au général. En forme, Sébastien
multipliait alors les coups d’éclats, et la victoire
lui souriait à Adélie. Malheureusement, c’est
aussi à cette période là qu’il était
victime d’une bronchite avec des complications qui le priva
de belles épreuves. Après ce malheureux épisode,
Sébastien s’illustrait de nouveau sur les routes du
tour du Limousin, se classant meilleur jeune et 11ième du
général.
Les
bonnes performances de 2003 ont en tout cas permis à Sébastien
Joly d’être enrôlé pour la saison 2004
au sein de la prestigieuse équipe Crédit Agricole.
Cette équipe (qui est la descendante des équipes Peugeot,
Z et Gan) possède un effectif capable de rivaliser avec les
plus grandes armadas internationales. Intégrer l’équipe
du Crédit Agricole est synonyme de passage à l’échelon
supérieur pour Sébastien, même si cela reste
aussi une étape naturelle dans sa progression. Après
trois années d’apprentissage chez Bonjour, une année
où il a prouvé sa valeur chez Delatour, Sébastien
Joly doit maintenant confirmer son potentiel. Recruté en
vue d’« emmener fort » le peloton entre le 10ième
et le 5ième kilomètre avant la ligne d’arrivée
pour préparer les sprints (de Dean, Hushovd ou Nazon), en
vue de jouer sa carte personnelle sur certaines courses en électron
libre, voire même de préparer le terrain avant de grandes
offensives, Sébastien aura l’occasion de briller. Pour
cela il compte arriver au meilleur de sa forme à la mi-avril
et conserver celle-ci jusqu’au mois de juin. Il change ainsi
un peu de programme mais veut tenter « une nouvelle expérience
» et voir différemment sa saison. Une saison où
il aura pour objectifs de « gagner des courses » car
la sensation de passer la ligne en vainqueur le ravit. Très
compétiteur dans l’âme, Sébastien pourra
s’appuyer sur ses qualités de rouleurs bien sûr
mais aussi sur quelques aptitudes dans les bosses… En effet,
le nouveau pensionnaire du Crédit Agricole a progressé
dans ce domaine. En 2004, Sébastien Joly compte faire une
« saison complète », c’est à dire
jusqu’au mois d’octobre. En 2003, il avait bouclé
sa saison à mi-septembre. Ainsi dès le 1er novembre,
il reprenait les routes d’entraînement avec au «
menu » : de la route bien sûr, de la musculation (surtout
du dos dont les muscles sont fortement sollicité sur le vélo),
de la course à pied, quelques cyclo-cross « pour le
plaisir » et de « bonnes sorties » de VTT, notamment
avec les sociétaires de Sarras Saint-Vallier Cyclisme, son
club de cœur. Ces derniers jours, les conditions climatiques
l’ont orienté sur les routes du Sud vers Montélimar
(en compagnie de l’autre « pro » de la région,
Christophe Edaleine de Cofidis.
En ce mois de janvier, Sébastien favorise la route en axant
son travail sur le foncier, la puissance et sur quelques exercices
de vélocité. Premier rendez-vous : le Tour du Quatar
au début du mois de février. Une oasis de soleil pour
bien débuter la saison.
Julien
Veyre
Le Dauphiné Libéré (16/01/2004)
Retour
|
|