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Sébastien
Joly ou le trop-plein d'émotion
Pour
permettre au plus grand nombre de partager la joie de Sébastien
Joly après son premier Tour de France, la fête spontanée
du 26 juillet a été prolongée par une autre
plus officielle, le vendredi 30 juillet, à l’initiative
de la municipalité et de Sarras Saint-Vallier Cyclisme.
Dans
la roue de Sébastien
Tout a commencé comme il se doit, sur une bicyclette, l’idée
lancée par Éric Vincent ayant tout de suite été
acceptée par Sébastien Joly, Sarras Saint-Vallier
Cyclisme et les cyclos UFOLEP de l’AL Sarras-Ozon pays de
Saint-Vallier. Sur son beau vélo Look, Sébastien portait
la tenue officielle de son équipe Crédit Agricole.
Un beau peloton formé de membres des deux clubs locaux, de
Cyclo-détente de Saint-Barthélémy-de-Vals mais
aussi d’amis et de supporters s’est formé devant
le Champ de Mars. Tranquillement, à une heure où la
circulation était nulle, tout le monde a pris la roue de
Sébastien pour effectuer deux tours de ville pour le plaisir
de la balade et surtout pour l’honneur d’accompagner
un champion qui s’exprime magnifiquement sur cette merveilleuse
invention : le vélo !
« Il donne l’image
d’un cyclisme qui va bien. »
Devant la salle Désiré Valette, il y avait foule.
Jacques Cheval, le maire de Saint-Vallier, entouré de son
conseil municipal, accueillait Sébastien Joly et toute sa
famille. Il revenait à Bernard Sonier qui fut longtemps président
de Sarras Saint-Vallier Cyclisme dont Sébastien est l’élément-phare,
de le présenter : « Sébastien,
on l’aime bien, il est sympa. Surtout, il donne l’image
d’un cyclisme qui va bien et sait toujours trouver un mot
gentil à dire. D’ailleurs, les journalistes ne s’y
sont pas trompés et l’on souvent interrogé pendant
le Tour de France… »
Après avoir salué la présence de Charly Genthon,
un voisin, qui a bouclé le Tour de France en 1973, Dominique
Leleux, maire-adjoint chargé des sports, rappelait les principales
étapes de la carrière cycliste de son administré :
« Sa plus belle victoire aurait été
celle remportée lors du 77ème Grand Prix de Saint-Vallier…
mais non, même si elle compte, Paris-Roubaix espoirs, une
étape du Circuit des Mines et la Route Adélie sont
aujourd’hui les plus beaux fleurons de son palmarès... »
Revenant à ces dernières semaines, il poursuivait
en s’adressant à Sébastien : « Durant
ce Tour de France, tout le monde était derrière toi,
on te poussait ! Nous souhaitons tous que ta carrière
sportive se poursuive ainsi car tu es un exemple pour les jeunes.
Nous te remercions pour tout, pour tes résultats et nous
apprécions beaucoup ta personnalité très attachante.
Alors, bonne chance pour la fin de la saison et nous t’espérons
tous aux championnats du monde. »
Les félicitations du maire allaient ensuite droit au cœur
de Sébastien Joly qui « porte haut les couleurs
de Saint-Vallier ». Puis, montrant que tous les
compliments entendus étaient bien fondés, ce garçon
présentait avec grand plaisir ses grands-parents : « Mon
papy Joly, ma mamie Joly et ma mamie Montagu… »
La famille était au complet avec la maman, le papa, son frère
et sa sœur. Quelques cadeaux lui étaient remis par le
maire au nom de la municipalité, Joseph Duclaux pour la Cave
de Saint-Désirat et Edmond Bonnaud pour l’UCIA de Saint-Vallier.
Sébastien était comblé mais, avec la complicité
de sa maman et grâce au travail réalisé par
Jérôme Décot, secondé par Amandine Joly,
il faisait projeter un beau film retraçant son Tour 2004.
Pour tous, c’était un vrai plaisir de revoir ou de
découvrir des images bien montées et se succédant
sur un rythme jamais ennuyeux, le public applaudissant les meilleurs
moments de ce premier Tour de France.
Avant le verre de l’amitié, Sébastien voulait
remercier toutes les personnes qui l’ont soutenu et lui ont
toujours gardé leur confiance avec une mention particulière
pour son médecin, son kiné et son ostéopathe
mais l’émotion était à son comble et
ce trop-plein ne permettait pas au champion cycliste d’aller
plus loin devant une salle des fêtes où s’étaient
rassemblées plus de trois cents personnes. Il préférait
dire un mot gentil à chacun et dédicacer plusieurs
centaines d’autographes avec une patience digne d’éloges.
Jean-Paul
Degache
Le Réveil de Vivarais (06/08/2004)
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