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Sébastien
Joly part pour l'Australie
Rouler
par 30° sous un chaud soleil estival, voilà un vrai rêve
pour tout cycliste en ce mois de janvier qui débute…
Ce rêve, Sébastien Joly va le réaliser dès
ce lundi 10 janvier puisqu’il s’envole samedi pour l’Australie,
via Kuala Lumpur, avec une équipe du Crédit Agricole
qui participera, du 18 au 23 janvier, au Tour Down Under.
Ce prochain départ nous a donné l’occasion de
faire le point avec le coureur Saint-Valliérois à
l’orée de sa sixième saison chez les professionnels.
Le Réveil : Comment s’est passé cette
coupure après ta saison 2004 ?
Sébastien Joly : Bien.
Je me sens comme en 2003, l’année de ma victoire à
la Route Adélie. J’ai fait du VTT, de la route et du
renforcement musculaire. Le fait d’avoir fait le Tour et de
l’avoir terminé me donne beaucoup plus de confiance
en moi. Quand on est allé au bout de soi-même, nerveusement
et physiquement, ça renforce le caractère et ça
donne plus de force. Avant le Tour, j’avais énormément
bossé pour revenir au plus vite et cette progression trop
rapide ne m’a pas permis de profiter ensuite de ce que j’avais
acquis. Le bon hiver que je viens de passer change tout. Je n’ai
pratiquement pas pris de poids et je sais que je serai dans le rythme.
Le Réveil : Le stage à Center Parc a-t-il
été bénéfique ?
Sébastien Joly :
Il faisait froid en Normandie et nous avons dû réduire
les sorties en ne dépassant pas 4 heures mais nous avons
pu rouler tous les jours. Par contre, aussitôt rentré,
comme il faisait aussi froid ici, je suis parti une semaine à
Antibes où j’ai bien pu m’entraîner.
Le Réveil : La mise en place du Pro-Tour change-t-elle
déjà les choses au sein de ton équipe ?
Sébastien Joly : Cela
change au niveau organisation. Nous avons un camion et un bus en
plus, un kiné supplémentaire, etc… Nous sommes
plus nombreux : 27 coureurs au lieu de 21 avec davantage d’étrangers
mais ceux-ci parlent le français, comme Laszlo Bodrogi ou
Jan Kirsipuu, ou encore l’anglais et nous n’avons pas
de problème pour nous comprendre. L’an dernier, nous
avions déjà un joli programme et cela ne va pas bien
changer pour moi car j’ai demandé à faire surtout
les courses de Coupe de France et trois du Pro-Tour. Je sais que
nous serons à Milan-San Remo et sur les trois grands tours
mais faire partie des vingt meilleures équipes du monde est
une chance énorme.
Le Réveil : Tu vas avoir 26 ans et c’est déjà
ta sixième année au plus haut niveau. Quelles perspectives
te donnes-tu ?
Sébastien Joly : J’ai
bien conscience que les années passent très vite,
trop vite…Je me donne encore autant de saisons chez les pros,
en étant plus régulier. J’ai déjà
de bons souvenirs mais je sais que je peux faire encore beaucoup
mieux. L’essentiel est de passer un bon hiver pour être
performant dès que la saison commence, pouvoir souffler en
mai-juin et se distinguer sur le Tour de France. Je n’oublie
pas ma 4ème place à Lons-le-Saunier…
Après six ans chez les pros, je sens vraiment des changements
dans mon approche du métier. Je suis plus sérieux
et plus appliqué et cela va m’aider à profiter
à fond des années à venir pour ne pas avoir
de regrets.
Le Réveil : Qu’attends-tu
de cette course à étapes en Australie ?
Sébastien Joly : C’est
une première pour moi mais tout le monde m’en a dit
tellement de bien que je suis impatient de rouler là-bas.
Je n’ai pas d’objectif précis sur cette course
si ce n’est d’y poursuivre ma préparation en
profitant de la saison estivale, aux antipodes.
Après
une bonne semaine d’acclimatation et d’entraînement,
l’équipe Crédit Agricole, composée de
Laszlo Bodrogi (Hongrie), Patrice Halgand, Sébastien Hinault,
Jan Kirsipuu (Estonie), Cyril Lemoine, Benoît Poilvet, Braddley
Wiggins (Grande-Bretagne) et Sébastien Joly, sera fin prête
pour disputer les six étapes au départ d’Adélaïde.
Pour suivre la saison de Sébastien Joly au jour le jour,
vous pouvez consulter son site internet : www.sebastienjoly.com
Jean-Paul
Degache
Le Réveil du Vivarais (07/01/2005)
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