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Tour
de France - Sébastien Joly arrache sa sélection au
Championnat de France (5ème)
Tous
les amoureux de cyclisme de la région qui ont suivi le déroulement
du championnat de France, dimanche dernier, à Boulogne-sur-mer,
espéraient que Roger Legeay retiendrait Sébastien
Joly dans son équipe pour le prochain Tour de France mais,
avec le Pro-Tour, les effectifs ont augmenté comme la qualité
et, au Crédit Agricole, c’était plutôt
Nicolas Vogondy le neuvième homme… Pourtant, en début
de soirée, la bonne nouvelle tombait : le coureur saint-valliérois
sera au départ de son second Tour de France !
Avant
qu’il boucle ses valises pour la Vendée, une direction
qu’il connaît bien, Le Réveil a voulu en savoir
plus :
Le
Réveil : Dans quel état d’esprit étais-tu
jusqu’au dimanche 26 juin ?
Sébastien Joly : Je
n’espérais plus. J’étais déjà
à la Vuelta… C’est une bonne surprise mais il
ne faut pas oublier que j’ai réalisé une grosse
charge de travail au Critérium du Dauphiné avec 30
heures de vélo et cette 45ème place au sommet du Ventoux,
à 7mn 30s de Vinoukourov. Ça m’a donné
confiance. J’avais les jambes dures mais je me suis battu
pour finir et, dans la grosse étape de montagne, je n’étais
pas loin du peloton…
Le Réveil : Oui, mais ton forfait pour la
Route du Sud était un gros handicap.
Sébastien Joly :
Je suis tombé malade le mardi après la fin du Critérium.
Je n’ai pas pu rouler pendant trois jours et j’ai perdu
espoir… Pourtant, il s’est produit un phénomène
de surcompensation et le lundi 20 juin, je me sentais bien. J’ai
fait de l’intensité derrière moto. Tiens, pour
les lecteurs du Réveil, ça va dire quelque chose :
mardi 21 juin, j’ai fait 4 h derrière moto et, de Saint-Vallier
à Saint-Bonnet le Froid, j’ai emmené sans problème
le grand plateau de 53 dents, en roulant entre 25 et 30 km/h sur
la fin du col des Baraques ! Le soir j’ai encore fait deux
heures avec Grégory Pascal, un copain de Saint-Vallier…
J’ai bien récupéré ensuite : 3 h le mercredi,
1 h 40 le jeudi, 1 h 50 le vendredi. Je me sentais frais au physique
comme au mental avec d’excellentes sensations.
Le
Réveil : D’accord, mais de là à
réaliser une course quasi parfaite dans ce Championnat de
France…
Sébastien Joly :
Jamais je n’aurais pensé faire une course comme celle-ci
et, c’est vrai, à un moment, le titre m’a traversé
l’esprit…
Le
Réveil : Bravo pour ta cinquième place et
la façon dont tu as pesé sur la course. Maintenant,
tu t’apprêtes à prendre le départ de ton
second Tour de France, comment l’abordes-tu ?
Sébastien Joly :
J’ai beaucoup moins d’appréhension que l’an
dernier, beaucoup moins de stress. Dès le mardi 28 juin,
je rejoindrai l’équipe pour les préparatifs.
Maintenant, je sais où je vais et ce que ça représente.
Je compte être efficace pour mon équipe sans me faire
d’illusions mais sans négliger la possibilité
de remporter une étape…
Le
Réveil : Plus précisément, comment
sont répartis les rôles dans l’équipe
Crédit Agricole ?
Sébastien Joly :
Nous avons Jan Kirsipuu pour bien lancer le tour et Thor Ushovd
qui visera les étapes, le maillot jaune en début de
Tour et le maillot vert. Sébastien Hinault fera le dernier
kilomètre. Quant à moi, comme l’an dernier,
on me verra devant pour rouler sur les échappées,
aller dans les coups pour éviter à l’équipe
de rouler derrière car nous faisons partie des trois formations
qui assurent le rythme avec Cofidis (O’Grady) et Quick Step
(Boonen).
Le
Réveil : Ce départ en Vendée doit
te rappeler quelques souvenirs…
Sébastien Joly :Oh,
oui ! C’est un retour aux sources puisque j’ai vécu
là-bas pendant 4 ans, entre 15 et 19 ans, une période
très importante dans la vie. J’étais d’abord
en sports-études puis j’ai intégré l’équipe
Vendée U. Je connais bien la région et je vais revoir
d’anciens amis… une motivation de plus !
Le Réveil : Le samedi 23 juillet, le Tour
fera halte à Saint-Étienne pour une grande étape
contre la montre qui pourrait être décisive pour la
victoire finale. Tu seras presque à domicile…
Sébastien Joly :
Oui, si je suis encore là, j’aurai réussi mon
second Tour et j’espère que beaucoup de supporters
viendront m’encourager. J’ai un bon groupe qui me suit
régulièrement mais pas de club constitué. Après
ma course de dimanche, j’ai reçu beaucoup de messages
de félicitations et il y a mon site internet animé
par Amandine, ma sœur. Elle va avoir encore beaucoup de travail…
Souhaitant
un très bon Tour de France à Sébastien Joly,
nous ferons le point chaque semaine avec lui. Site internet : www.sebastienjoly.com

Sébastien
Joly a bien préparé son second Tour de France sur
les routes de la région
Jean-Paul
Degache
Le Réveil du Vivarais (01/07/2005)
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