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Dans
la roue du 107 : Sébastien Joly débute bien
Sur
la route de son second Tour de France, Sébastien Joly effectue
un bon début d’épreuve et même un très
bon si l’on se réfère au contre la montre par
équipes disputé mardi dernier entre Tours et Blois.
Au cours de ces 67,5 km menés à un train d’enfer
par son équipe Crédit Agricole classée finalement
à la sixième place à 55,99 km/h de moyenne,
Sébastien a prouvé, si c’était nécessaire,
qu’il méritait amplement sa place dans la meilleure
équipe française. Alors que, l’an dernier, il
avait eu du mal à terminer le même exercice, il a,
cette fois, été un des meilleurs éléments
de sa formation, passant la ligne d’arrivée avec Andrey
Kashechkin, Thor Hushovd, Patrice Halgand, Pietro Caucchioli, Laszlo
Bodrogi et Christophe Moreau. Sébastien Hinault et Jan Kirsipuu
avaient dû lâcher prise, leur part de travail accomplie.
La belle langue qu’il tirait en parvenant au but prouvait
qu’il avait tout donné après avoir assuré
largement sa part de relais. Cette belle performance lui permet
d’être 54ème au classement général
à 3mn 32s du nouveau maillot jaune… Lance Armstrong,
au moment où le Tour de France se dirige vers l’Est
du pays. Laissons-le nous commenter sa performance : « J’ai
réussi à terminer devant avec l’équipe.
C’est une très bonne chose. C’est nettement mieux
que l’an passé. »
Sur les 19 km de la première étape, entre Fromentine
et Noirmoutier, il s’était classé 105ème
(sur 189 coureurs), à 2mn 34s du vainqueur, David Zabriskie,
révélation, à 26 ans, de ce Tour de France.
Là aussi, notre champion sait trouver l’explication
: « Je suis de mieux en mieux contre la montre car j’ai
vachement (sic) travaillé avec Paul Luciez (ndlr : fameux
technicien du cyclisme qui contribua grandement à la réussite
de la fameuse équipe de Pélussin et collabore actuellement
avec le VC La Pomme de Marseille) qui m’a permis d’améliorer
ma position sur le vélo donc mon efficacité. Tous
ces efforts ont été payants. » Les deux étapes
suivantes voyaient notre Saint-Valliérois endosser le rôle
qu’il avait si bien assumé l’an dernier en tête
du peloton : rouler pour ses leaders en vue du sprint final. Hélas,
le Belge Tom Boonen est, cette année, beaucoup trop fort
et Thor Hushovd, second aux Essarts puis 9ème à Tours,
n’a rien pu faire contre lui. Lors de ces deux arrivées
groupées, Sébastien terminait tranquillement dans
le peloton.
Mercredi, l’étape qui conduisait le Tour du château
de Chambord à Montargis se révélait finalement
moins exigeante puisque Laszlo Bodrogi était dans l’échappée.
Les Crédit Agricole n’avaient donc pas besoin de rouler
mais cela n’empêchait pas Sébastien d’assurer
son boulot d’équipier : « Même si on ne
roule pas devant, il faut remonter les leaders en tête, aller
chercher des bidons plusieurs fois en cours d’étape
et toujours être prêt en cas de coup dur… »
Il est 20 h 20, ce mercredi 6 juillet, près de Troyes, Sébastien
est encore sur la table de massage et n’a pas mangé.
En effet, le transfert depuis Montargis a été plus
long que prévu dans la voiture de l’équipe qui
emmenait le dossard 107 depuis l’arrivée de l’étape
du jour jusqu’au site du départ de celle de ce jeudi
7 juillet… La vie d’un coureur du Tour n’est jamais
facile. Comme nous l’avons aperçu en queue de peloton
sur la fin de l’étape, nous lui demandons si tout va
bien : « Oui, oui, je suis resté tranquillement derrière
parce que les fins d’étape sont vraiment trop nerveuses.
C’est de la folie ! » À l’arrivée,
si Robbie Mac Ewen savoure sa revanche sur Boonen, Thor Ushovd prend
une belle troisième place.
Pour les jours à venir, Sébastien est confiant : «
Je sais que ça va se calmer. Je me sens physiquement mieux
et techniquement aussi. Je suis aussi plus serein et plus décontracté.
Je m’aperçois que l’an dernier, je n’étais
pas au point. Dès que cela sera possible, j’irai dans
une échappée et ce sera peut-être la bonne…
»
À l’évidence, Sébastien Joly est en gros
progrès par rapport à son premier Tour de France et
comme il nous assure qu’il récupère bien des
efforts fournis jour après jour, nous allons suivre avec
encore plus d’attention les prestations du dossard 107, un
Drômois né en Ardèche, à Tournon, formidable
représentant de deux départements unis par le Rhône.

Sébastien
Joly, formidable représentant de deux départements
unis par le Rhône,
a bien
débuté son second Tour de France.
Jean-Paul
Degache
Le Réveil du Vivarais (08/07/2005)
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