www.sebastienjoly.com

 

 

 

Dans la roue du 107 : Sébastien Joly efficace en montagne

Pour son second Tour de France, Sébastien Joly apporte chaque semaine la confirmation de son grand talent.

Au cours des premières étapes, c’est son excellent comportement dans le contre la montre par équipe que nous avions mis en exergue et voilà que pendant la seconde semaine, le coureur Saint-Valliérois étonne par son comportement en montagne, passant dans le groupe du maillot jaune, Lance Armstrong au sommet du col de la Madeleine, renouvelant la même performance dans le Télégraphe, ne cédant que dans le terrible Galibier, à quelques kilomètres du sommet.

C’est un Sébastien Joly encore tout ému d’avoir retrouvé dans son hôtel, à Briançon, le père de la première famille qui l’avait accueilli en 1995, en Vendée, que nous avons pu joindre le mercredi 13 juillet en soirée : « Cela faisait dix ans que je n’avais pas revu cette personne et cela ajoute à mon bonheur d’avoir réussi une grande étape de montagne. »
Le 3ème Français du jour… pour son équipe

Après le fameux chrono collectif du 5 juillet, il s’en est suivi un passage à vide de deux journées, bien compréhensible, surtout si l’on sait quel travail d’équipier accomplit quotidiennement notre Drômardéchois qui précise : « Du côté de Nancy, cela a été assez difficile pour moi mais dans l’étape de Gérardmer, le 9 juillet, j’ai senti que ça revenait car j’emmenais à nouveau le grand plateau avec facilité. »

Son comportement en montagne n’est pas une grande surprise pour ceux qui suivent la carrière de ce coureur qui a déjà donné quelques éléments sur ses facultés à escalader les grands cols, la saison dernière avec sa vingtième place à la Classique des Alpes et son très bon Tour de Suisse.

Il va être 22 h et Sébastien ne veut pas manquer le résumé de l’étape du jour sur une chaîne spécialisée. Pourtant, il recadre sa performance : « Depuis deux jours, je travaillais uniquement au service de l’équipe mais je retrouvais de bonnes sensations. Aujourd’hui (13 juillet), je n’avais pas de consignes précises et je voulais essayer de suivre. Dans le col de la Madeleine, j’ai pratiquement tenu jusqu’au sommet et je suis rentré dans la descente. J’ai fait ensuite mon travail d’équipier dans la vallée et même au début du Télégraphe. Ce second col, je l’ai bien passé. Pourtant, l’équipe d’Armstrong assurait un tempo assez fort. Dans le Galibier, j’ai résisté jusqu’à 8 km du sommet puis je me suis accroché pour assurer le classement par équipes. J’étais le troisième élément derrière Christophe Moreau et Andrey Kashechkin (le temps de chaque équipe est pris sur les trois premiers, ndlr) et j’ai roulé jusqu’au bout, bien aidé par Stéphane Goubert et Stefano Garzelli. Nous avons repris Oscar Pereiro et Christopher Horner et ça a payé parce que le Crédit Agricole a gagné une place au classement. Nous sommes 6ème maintenant. »

De plus, avec Christophe Moreau et Sandy Casar, Sébastien Joly est le troisième coureur français (classé à la 30ème place) de cette étape que Charly Mottet qualifiait d’ « étape reine de ce Tour » puisqu’elle comportait 55 km d’ascension avec deux cols hors catégorie dont le plus haut sommet de l’épreuve.

Avant de prendre la route de Digne, Sébastien Joly est 102ème au classement général à 1 h 20 mn 53 s d’un Lance Armstrong bien parti pour remporter son septième Tour de France. Aussi, Sébastien est confiant pour la suite : « Je récupère bien. C’est dur mais c’est le Tour et je suis très, très motivé car c’est la plus belle course… »

Jean-Paul Degache
Le Réveil du Vivarais (15/07/2005)

Retour

 
 

 

Haut de page

www.sebastienjoly.com © 2002-2004
Conception et réalisation JD-Studio