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Les jambes de Sébastien Joly retrouvent le soleil

Dominique Turgis
Cyclismag.com (03/02/2008)


C'est un Sébastien Joly guéri qui a pris le départ du GP d'ouverture de La Marseillaise remporté par Hervé Duclos-Lassalle. Une reprise qui rassure le coureur de la Française des Jeux mais Sébastien Joly préfère attendre avant de tirer un bilan.

« Au départ de Marseille, j'avais une petite appréhension naturelle et un stress par rapport à la durée de mon arrêt. J'avais perdu un peu mes repères.
Des coursiers m'ont un peu « chambré » sur mes jambes blanches. Déjà, naturellement, je suis blanc de peau mais depuis sept mois je n'ai pas roulé en cuissard. Il va falloir attendre un peu avant de retrouver le bronzage cycliste.

DES TAPES DANS LE DOS

Avant La Marseillaise, j'ai fait deux stages avec la Française des Jeux. J'ai senti que je montais en puissance. Par rapport aux coureurs en forme de l'équipe, je n'étais pas à la traîne, je récupérais bien. En parlant avec Frédéric Grappe, l'entraîneur de l'équipe, je me suis laissé convaincre d'avancer ma sortie au GP de la Marseillaise. Mais un stage reste un stage. Il faut attendre la course pour savoir où j'en suis.
La Marseillaise est une bonne course pour débuter. Elle n'est pas trop loin de la maison. C'est un peu pour ça que je voulais anticiper ma reprise. Cela m'a fait plaisir de retrouver mes potes des autres équipes. Avant le départ, j'ai vu une bonne dizaine de coureurs français avec qui j'ai échangé des mots et des poignées de mains sincères. Cela m'a fait chaud au coeur. Pendant la course, j'ai reçu pas mal de tapes dans le dos de la part de coureurs français et étrangers. Tout cela n'aurait pas pu arriver à Majorque.


DANS UN COUP AU BOUT DE 20 BORNES

Les vingt premiers kilomètres de la course étaient difficiles et ce qui m'a rassuré c'est de réussir à sortir dans un groupe de 20 gars, parti à la pédale. Je n'ai pas attaqué, j'ai simplement suivi. Je ne voulais pas attaquer pour me mettre dans le rouge. Se retrouver devant m'a donné de bonnes sensations. La bonne échappée est sortie sur le contre.
Ensuite Mitsubishi et Auber ont fait le tempo. A 10-15 bornes de l'arrivée, pour faire des efforts qui servent à quelque chose, je me suis mis à rouler en tête de paquet avec Cyrille Monnerais et Anthony Roux. Je me suis écarté à 2,5 kilomètres. Je dois arriver juste derrière le peloton. Surtout, ce qui me satisfait, c'est de ne pas terminer défoncé. C'est un bon enseignement pour la suite.

LE TOUR DU HAUT-VAR, LE VRAI TEST

La suite pour moi, c'est Majorque. La Marseillaise et Majorque restent des courses de préparation. Le vrai grand test sera le Tour du Haut-Var. C'est un parcours très dur, il y a de la course du début à la fin. Fin février, on saura où j'en suis, comment j'évolue par rapport aux autres et quelle suite donner à mon programme. »



Dominique Turgis
Cyclismag.com (03/02/2008)

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